
Cap-haïtien: une pluie diluvienne dévoile la faillite des autorités municipales.
- Peterson Jules
- 7 janv.
- 1 min de lecture
Une Ville paralysée, quartiers inondés, insalubrité généralisée; quelques heures de pluie ont suffi pour replonger le Cap-Haïtien dans le chaos.
D’abord, les rues du centre-ville et des quartiers périphériques ont été transformées en véritables canaux à ciel ouvert. Ravines débordées, caniveaux bouchés, déchets charriés par les eaux; la cité historique a offert l’image d’une ville sans protection, livrée à l’improvisation et à l’oubli.
Cette situation, loin d’être accidentelle, était parfaitement prévisible. L’absence de curage des ravines, la défaillance des systèmes de drainage et l’accumulation chronique des ordures ont fait de la pluie un révélateur d’incurie plutôt qu’un simple phénomène naturel.
Plus grave encore, l’insalubrité est devenue une constante de la gouvernance locale. La collecte des déchets demeure irrégulière, les espaces publics servent de dépotoirs, et aucune politique durable d’assainissement ne semble guider l’action des autorités municipales.
Par ailleurs, les risques sanitaires s’intensifient. Les eaux stagnantes, mêlées d’eaux usées, menacent directement la santé des populations les plus vulnérables, tandis que les autorités sanitaires brillent par leur silence.
Face à cette situation, la colère citoyenne ne faiblit pas. « Le Cap-Haïtien mérite mieux que ça. On ne peut pas continuer à vivre dans la boue pendant que les autorités multiplient les discours », s’indigne un commerçant du centre-ville.
Enfin, les responsabilités sont connues. Mairie, institutions étatiques, ministère des travaux publics, SNGRS, chacun se renvoie la balle pendant que la population patauge dans l’eau sale et la colère. À défaut d’actions concrètes, chaque pluie continuera d’agir comme un verdict sans appel sur l’échec de l’État.
Ainsi, la catastrophe n’est pas naturelle. Elle est politique. Et le Cap-Haïtien en paie, une fois de plus, le prix fort.
La Rédaction.




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